Le Costa Rica est le pays qui a défini l’écotourisme mondial. Avec plus de 25 % de son territoire protégé en parcs nationaux et réserves, ce petit pays abrite une part considérable de la biodiversité de la planète. Volcans actifs, plages sur deux océans, forêts de nuages peuplées de quetzals et une philosophie résumée en deux mots : Pura Vida.
Pourquoi visiter le Costa Rica
- Une biodiversité hors norme sur un territoire minuscule à l’échelle du globe.
- Plus d’un quart du pays protégé, réparti en une trentaine de parcs nationaux.
- Pas d’armée : depuis 1948, le budget va à l’éducation et à la nature.
- Deux côtes : Pacifique et Caraïbe dans un pays que l’on traverse en une journée.
- Des volcans actifs, dont l’emblématique Arenal.
- Une électricité quasi entièrement renouvelable.
Les grandes destinations
La Fortuna et le volcan Arenal
La Fortuna est la destination d’aventure la plus populaire du pays. Ce petit bourg au pied du volcan Arenal (1 670 m) propose sources chaudes, la cascade de La Fortuna avec ses 70 mètres de chute, les sentiers du parc national face au cône, tyroliennes, rafting et canyoning, et le lac Arenal pour le kayak et la planche à voile.
À 133 km de San José, environ trois heures de route.
Monteverde
Monteverde est le sanctuaire de la forêt de nuages et le berceau de l’écotourisme costaricien : réserve à la forêt primaire presque intacte, ponts suspendus au-dessus de la canopée, plus de 400 espèces d’oiseaux dont le quetzal, et la tyrolienne touristique, inventée ici. La communauté a été fondée par des quakers américains dans les années cinquante, et son héritage de conservation demeure.
Manuel Antonio
Le parc national Manuel Antonio est le plus visité du pays. Bien qu’il soit le plus petit, il associe plages de rêve et forêt tropicale : singes capucins, singes-écureuils endémiques, paresseux et toucans, des sentiers faciles parfaits en famille et de bons spots de snorkeling. À 157 km de San José, près de Quepos.
Guanacaste et les plages du Pacifique
La province de Guanacaste, au nord-ouest, offre les plages les plus aménagées du pays : Tamarindo pour le surf et la vie nocturne, Playa Flamingo, Playa Conchal et son sable de coquillages broyés, Nosara pour le yoga et le bien-être, Santa Teresa pour un surf de classe mondiale. L’aéroport international de Liberia dessert la région en direct.
Tortuguero
Le parc national de Tortuguero, sur la côte caraïbe, est le site de ponte de tortues marines le plus important de l’hémisphère occidental. On y accède uniquement par bateau ou par avion : il n’y a pas de route. La ponte des tortues vertes va de juillet à octobre, et les canaux se parcourent en barque.
Péninsule d’Osa et Corcovado
Le parc national Corcovado a été décrit par National Geographic comme l’endroit biologiquement le plus intense de la planète : jaguars, tapirs, aras et quatre espèces de singes, dans la dernière forêt tropicale côtière d’Amérique centrale. On y entre depuis Puerto Jiménez ou Drake Bay.
Caraïbe Sud : Puerto Viejo
La côte caraïbe propose une ambiance entièrement différente : culture afro-caribéenne, calypso, cuisine au lait de coco et les plages de Punta Uva et Manzanillo. C’est aussi la région où le climat fonctionne à l’envers du Pacifique.

Quand partir
La saison sèche va de décembre à avril : c’est la haute saison, la plus fiable pour le Pacifique et la plus chère. La saison verte, de mai à novembre, apporte des averses en fin de journée, des paysages autrement plus verts et des prix plus bas ; septembre et octobre sont les mois les plus humides sur le Pacifique.
Attention à l’exception caraïbe : sur la côte de Limón, septembre et octobre sont souvent les plus ensoleillés de l’année.
Informations pratiques
Monnaie
Le colón costaricien (CRC). Le dollar américain est accepté dans beaucoup d’établissements touristiques, mais payer en colones est presque toujours plus avantageux. Les cartes passent partout dans les zones touristiques ; prévoyez des espèces pour les sodas, les bus et les villages.
Budget
Le Costa Rica est nettement plus cher que ses voisins : c’est le principal ajustement à prévoir si vous arrivez du Nicaragua ou du Honduras. Les écarts sont surtout marqués sur l’hébergement et les activités guidées.
- Hébergement : du dortoir en auberge à l’éco-lodge de luxe, avec un large éventail intermédiaire.
- Repas : manger le plat du jour dans une soda coûte une fraction d’un repas au restaurant touristique. C’est le levier d’économie le plus efficace.
- Transports : le bus public est très bon marché, la navette touristique confortable et intermédiaire, la voiture de location la plus chère mais la plus souple.
- Activités : l’entrée des parcs nationaux est modérée ; les tours guidés (canopée, rafting, sorties nocturnes) constituent le vrai poste de dépense.
Les tarifs changent chaque saison et varient fortement d’une région à l’autre. Vérifiez-les avant de réserver.
Se déplacer
- Voiture de location : la meilleure option pour la liberté. Un 4×4 est recommandé pour certaines zones, et les distances prennent toujours plus de temps que la carte ne le suggère.
- Navettes touristiques : confortables, elles relient les destinations principales.
- Bus publics : économiques mais lents.
- Vols intérieurs : utiles pour les destinations isolées comme Osa ou Tortuguero.
Sécurité
Le Costa Rica est l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine. Les précautions sont celles du bon sens : ne rien laisser en vue dans la voiture, éviter les plages isolées la nuit et utiliser le coffre de l’hôtel.

La cuisine costaricienne
Discrète et équilibrée, elle tourne autour de quelques plats : le gallo pinto au petit-déjeuner, le casado à midi, la olla de carne du dimanche et le chifrijo au comptoir. Le tout relevé d’une giclée de salsa Lizano. Nous le détaillons dans notre article sur la cuisine du Costa Rica.
Conclusion
Le Costa Rica a démontré que conservation et tourisme pouvaient avancer ensemble. Dans ce petit pays, vous pouvez voir des volcans actifs, observer des tortues marines, marcher dans les nuages d’une forêt d’altitude et vous baigner dans deux océans en quelques jours. Le prix est plus élevé que chez ses voisins, mais l’infrastructure, la sécurité et la biodiversité le justifient. Comme disent les Ticos : Pura Vida.




